Mercredi 27 février 2008
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Par les temps que nous vivons, il semblerait que l' oubli se manifeste de bien triste façon, et ce au plus haut niveau de l' état. En effet, que ne se souvient-on du bon Georges BRASSENS et de
ses textes parfois assassins, toujours poétiques et bien sentis...
"Le temps ne fait rien à l' affaire", disait-il, "quand on est con, on est con....con caduque ou con débutant, petit con de la dernière averse, vieux con des neiges d' antan".....Pour quelle
raison n' a-t-il pas qualifié cet état "ce con" (pardon, second, je suis sorti de mes gonds ou de mes cons, au choix du lecteur) selon l' état de la fortune du bénéficiaire de ce qualificatif
déplaisant ( le dictionnaire donne en première définition pour ce mot : "vulg...sexe de la femme" )? Sans doute parce que la fortune ne fait rien à l' affaire, quand on est con, on est con, n'
est-ce pas? ( J' en sais quelque chose, regardez-moi, aurait dit Coluche ).
Au salon de l' agriculture, le président aurait parfaitement été en droit de dire : "casse toi, pauvre chatte", puisque les animaux sont à l' honneur en cette période et en ces lieux. Ou alors :
" casse toi, ane bâté " (mais c' eut été plus recherché et moins spontanné ). Mais encore : " casse toi, triple buse ".....
Car le fait important, exception faite de la fonction de celui qui prononça ces mots, n' est point de savoir si le qualificatif était légitime, justifié, mérité. Non ! La question que nous devons
nous poser est : une telle personnalité qui récemment selon la presse se choquait du fait que "ces cons n' admettent pas que je puisse aimer avoir une Rolex ou des ray ban parce qu' ils sont
riches et moi pas ", est-elle qualifiée pour ainsi avilir encore plus la qualité de "con" du quidam auquel s' adressait le message ? Doit-on, en plus de la bassesse du terme, donner des grades
dans l' ordre national de la connerie ? Ainsi, il y aurait des riches cons, des pauvres cons, des cons nouvellement pauvres, des pauvres subitement cons, des cons nécessiteux, des cons
impécunieux, des cons moyens, des cons...fidences????
Le degré de fortune ne doit pas entrer en ligne de con ( pardon, de compte ) dans la con-statation de l' évidence : "il est con !" se suffit à lui seul...Ainsi que nous le disons dans notre
ouvrage ( Bible : l' histoire révélée. CORAN : CLE DE LA BIBLE aux éditions Velours ) l' état des finances se constate assez lors du dernier voyage d' un défunt
: certains vont en carrosse doré et d' autres par des moyens beaucoup plus modetes, ultime signe de l' inégalité des êtres, ultime avanie.....
A moins que, confondant les fonctions, notre chanoine honoraire n' ait pensé qu' il pratiquait à l' instant la confirmation de l' état effectif du quidam con-sidéré et que le grossier personnage
visé ( car quelles que soient les idées que l' on se fasse du premier personnage de l' Etat, il est parfaitement vulgaire et méprisable de ne pas respecter la fonction représentée ) ait
pensé de même et craignait une "confirmation" douloureuse ou salissante de la part du représentant de l' Eglise.....
Qu' il nous soit autorisé de proposer ici quelques qualificatifs circonstanciels afin que notre avocat ne manque point de vocabulaire en d' autres temps :
A l' Opéra, lors d' une chorégraphie : " Du balais ! poussière ".
Au salon de l' auto : " Vadé, rétro "!
Au salon du sanitaire : " Ite ! mixa est " !
Au salon du livre : " Allez, Marcel : proust !"
Amen........